Ce qu’il faut laisser en 2025 pour un intérieur plus actuel

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Par Léa Blasini
28 déc. 2025
7min de lecture
Le design d’intérieur, c’est aussi savoir dire non. Non à certaines habitudes esthétiques, à des automatismes d’aménagement, à des réflexes qui nuisent à la lisibilité et à la fluidité d’un lieu.
 
En 2026, l’enjeu n’est plus de suivre la tendance, mais de rester fidèle à l’intelligence du lieu et aux usages réels. Voici 8 éléments à interroger — voire à abandonner pour créer un intérieur plus actuel, sensible et cohérent.
 

1. Les meubles standards mal ajustés aux volumes

Combien d’intérieurs sont encore contraints par des meubles “grande distribution” aux formats génériques, qui ne tiennent compte ni de la hauteur sous plafond, ni des axes de circulation, ni des pleins et vides d’un espace ?
 
Ce qu’on laisse derrière : les meubles imposés par défaut, posés sans réflexion globale de l'espace et de votre manière de l'habiter. 
 
Ce qu’on privilégie : des aménagements pensés à l’échelle du lieu. Pas forcément 100 % sur-mesure, mais toujours adaptés à ses spécificités. Un buffet qui respecte une ligne d’allège. Une bibliothèque qui suit le rampant d’un toit. Un canapé qui laisse respirer un espace de passage.
C’est en respectant les proportions qu’on rend un lieu habitable, fluide, cohérent.
 

2. Les espaces sans zones tampons

Les intérieurs entièrement ouverts, sans articulation entre les fonctions, ont pu séduire pour leur effet de grandeur. Mais ils ont souvent un défaut majeur : l’absence de “seuils” perceptibles entre les usages.
 
Ce qu’on laisse derrière : le tout-ouvert sans respiration.
 
Ce qu’on explore : les transitions douces, les articulations subtiles entre les usages. Un décroché au plafond, une demi-cloison vitrée, une variation de sol, un changement de lumière, une couleur qui délimite sans cloisonner, ou encore une niche qui signale une fonction particulière. Ces seuils spatiaux, parfois à peine perceptibles, permettent au corps et à l’œil de comprendre intuitivement la logique des lieux. Ils créent des repères dans un volume commun, structurent la circulation, favorisent le confort sensoriel.
Les espaces sans zones tampons
C’est aussi ce qui rend un intérieur plus agréable à vivre au quotidien : une sensation d’équilibre, d’harmonie, de fluidité. Une juste tension entre ouverture et intimité, entre ensemble et détail, qui donne au lieu toute sa richesse et sa personnalité.
 

3. Le faux minimalisme devenu vide de sens

L’idée qu’un intérieur doit être “épuré” à tout prix a mené à des espaces parfois glacés, sans traces de vie, ni histoires, ni textures. Le minimalisme, lorsqu’il est poussé à l’extrême, devient un exercice de contrôle permanent : tout est lisse, maîtrisé, souvent au détriment de l’émotion. Le moindre objet devient suspect, la moindre aspérité est gommée. Ce qui devait apaiser finit parfois par éloigner.
 
Ce qu’on laisse derrière : le minimalisme figé, désincarné, qui fige les lieux au lieu de les faire vibrer.
 
Ce qu’on cultive : un dépouillement habité, vivant, incarné. Cela passe par le choix de matières sensibles — bois poncé, lin lavé, travertin brut, terre cuite, céramique artisanale — mais aussi par des objets porteurs d’histoires, glanés ou transmis, choisis pour ce qu’ils évoquent plutôt que pour leur seule apparence. Par des espaces qui laissent de la place, mais une place habitée, pleine de potentiels, d’usages et de silences choisis.
 
Le vide n’a de sens que s’il est pensé comme une respiration, un rythme. C’est ce qui permet à la lumière de circuler, au regard de s’attarder, à la vie de s’installer avec douceur et spontanéité.
 

4. L’uniformisation des matériaux dans tout le logement

On a vu ces dernières années beaucoup d’intérieurs où le même sol, les mêmes poignées, le même placage bois se retrouvent dans toutes les pièces — au nom d’une cohérence qui devient monotone.
 
Ce qu’on laisse derrière : la répétition systématique des mêmes matériaux.
 
Ce qu’on valorise : la narration par les matières. Un parquet dans les pièces à vivre, une céramique graphique dans l’entrée, une moquette douce dans la chambre, une robinetterie en laiton vieilli dans la salle d’eau. L’harmonie se construit par des correspondances subtiles, pas par la duplication.
L’uniformisation des matériaux dans tout le logement
L'harmonie naît d’un dialogue entre les matières, d’échos visuels ou tactiles, de nuances partagées plutôt que de répétitions littérales. Une teinte qu’on retrouve d’une pièce à l’autre sous des formes différentes, une texture qui varie selon les usages, un matériau qui s’adapte au contexte sans perdre sa cohérence.
Cela donne un rythme au lieu, une respiration entre les espaces, et permet de hiérarchiser les ambiances : certaines pièces gagnent en intensité, d’autres en douceur ; certaines appellent la convivialité, d’autres l’intimité. On passe ainsi d’un univers à l’autre sans rupture, avec la sensation que chaque zone a été pensée pour ce qu’elle est, ce qu’on y fait, et ce qu’on y vit.
 

5. L’éclairage tout plafond (et tout spot)

Les spots encastrés, utilisés seuls, offrent une lumière verticale et souvent écrasante. On entre dans une pièce, tout s’allume d’un coup, sans nuance ni direction.
 
Ce qu’on laisse derrière : le tout-spot pensé comme unique source de lumière.
 
Ce qu’on privilégie : une lumière d’ambiance, construite comme une scénographie. Une applique rasante qui glisse sur un mur texturé. Une suspension basse sur une table, une lampe indirecte pour adoucir une fin de journée. C’est la lumière qui révèle les volumes, pas l’inverse.
 
Pour aller plus loin sur le sujet, découvrez notre article dédié à l’art d’éclairer son intérieur dans lequel vous y trouverez des conseils concrets pour composer un éclairage à la fois fonctionnel et sensible.
 

6. Les décors muraux plaqués

Les murs peints à moitié en “color block” sans lien avec la structure, les tasseaux décoratifs posés mécaniquement sur un pan de salon, les arches peintes autour d’une tête de lit… À force d’être copiées, détachées de tout contexte, certaines recettes décoratives se sont vidées de leur sens. Ce qui était à l’origine un geste sensible ou graphique devient un effet plaqué, appliqué par automatisme, sans dialogue avec le lieu.
 
Ce qu’on laisse derrière : les gestes décoratifs plaqués, répétés à l’identique, sans ancrage ni justesse.
 
Ce qu’on privilégie : une écriture murale pensée pour l’espace, en lien avec son architecture, sa lumière, ses proportions. Une peinture qui accompagne un décroché de plafond ou vient souligner un encadrement. Un revêtement mural texturé qui prolonge une ambiance. Un motif qui s’inscrit dans une perspective, qui dialogue avec ce qu’il y a autour. Moins d’effet, plus d’intention. Moins de copier-coller, plus d’écoute du lieu.
 
C’est l’espace qui dicte le geste, pas Pinterest — et c’est là tout l’enjeu d’un intérieur réussi : faire en sorte que chaque intervention, même discrète, fasse sens.
Et si vous ressentez le besoin d’être accompagnés pour définir ces partis pris, donner du sens aux couleurs, aux matières ou aux volumes, nous sommes là pour vous aider à dessiner un espace cohérent, juste, et fidèle à votre manière d’habiter.
 

7. Le “tout fonctionnel” qui oublie le sensible

Certains aménagements cherchent uniquement à cocher des cases pratiques : cuisine bien équipée, placards à gogo, étagères à chaque recoin… mais où est la respiration ? Où est le silence ? L’espace devient alors saturé de fonctions, sans hiérarchie, sans pause, sans soupirs possibles. On finit par tout voir… et ne plus rien sentir.
 
Ce qu’on laisse derrière : le fonctionnalisme vide d’émotion. Un intérieur qui répond à des besoins mais oublie les envies. Qui gère, mais ne touche pas.
 
Ce qu’on défend : des usages fluides, mais enrichis d’un rythme, d’un grain, d’une lumière qui apaise. Des circulations naturelles, une logique douce dans les fonctions, mais aussi des instants de calme, des zones de retrait, des contrastes. 
Le “tout fonctionnel” qui oublie le sensible
Parce qu’un bon intérieur n’est pas qu’efficace : il est habité, il fait du bien, il ralentit. Il parle à tous les sens. Il laisse des blancs. Il a ses silences.
C’est ce qu’on cherche à faire émerger chez Studio Sama, toujours. Un lieu fonctionnel, oui — mais aussi sensible, respirant, juste. Un lieu où l’on vit vraiment, pas seulement où l’on range.
 

8. Les intérieurs “instagrammables”, mais invivables

Tout droit sortis des tendances, certains intérieurs semblent parfaits en photo, mais inconfortables dans la vraie vie. Canapés peu profonds, tables sans place pour les jambes, chaises jolies mais raides…
 
Ce qu’on laisse derrière : l’image qui prend le dessus sur l’usage.
 
Ce qu’on choisit : la cohérence entre le corps et l’objet. Un canapé où s’allonger sans s’excuser. Une table sur laquelle on peut poser des choses sans tout ranger. Des assises qu’on garde parce qu’on y est bien, pas parce qu’elles sont “design”.
 
C’est dans la vie réelle que se mesure la réussite d’un projet.
 

Conclusion : Évoluer avec son époque, sans se trahir

Chaque époque porte ses obsessions. Ces dernières années, elles ont parfois mené à des excès : trop d’ouvert, trop de lisse, trop de systématique. À vouloir trop bien faire, certains intérieurs ont fini par perdre de leur justesse et de leur chaleur.
 
L’enjeu n’est pas de suivre la tendance du moment, mais d’ouvrir le regard : questionner ce qu’on répète sans y penser, réévaluer ce qu’on croyait acquis, affiner ce qui mérite d’être conservé. Ce que l’on laisse derrière n’est pas un rejet : c’est une évolution. Une manière d’alléger pour mieux révéler.
 
En 2026, on fait place à des espaces plus incarnés, plus sensibles, plus nuancés qui racontent quelque chose de vrai. Des intérieurs pensés pour durer, évoluer, et surtout… être habités.
 

Studio Sama : concevoir un intérieur juste, actuel et habité

Chez Studio Sama, on ne conçoit pas l’espace comme un décor, mais comme un lieu de vie. Ce qu’on cherche, ce n’est pas la perfection, mais l’évidence. Celle qui relie vos usages, votre histoire, votre façon d’habiter.
 
Nous vous accompagnons avec :
  • une lecture fine des lieux et de leurs aspérités,
  • une recherche d’équilibre entre esthétique et quotidien,
  • une vision actuelle, mais jamais datée.
 
Un intérieur réussi n’est pas celui qu’on remarque. C’est celui qu’on ressent.
 
Découvrez nos réalisations et conseils sur nos réseaux sociaux. Envie de transformer votre intérieur ? Contactez-nous, ce sera un plaisir d’échanger sur votre projet.
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